30 July 1790: agents & interests in the Revolution

(…) Je vois faire bien des sottises. Il semble que les ministres aient perdu la tête. Nos pauvres nobles ne sont pas plus sages avec leurs protestations, leur résistance maladroite et gauche à une Révolution, dont, par leur faute, ils seront les victimes. Mais comment faire entendre raison à des gens dont les idées sont toutes fausses, qui n’ont aucune connaissance des hommes, ni de l’histoire, qui prennent les mouvements violents d’un orgueil excité pour l’amour du Roi et le dévouement à la Monarchie. Il y a certainement beaucoup d’honnêtes gens parmi eux ; ils sont, la plupart, pleins d’honneur, de loyauté, mais ils se rendent, sans s’en douter, les agents de la vengeance des Parlementaires, du Haut Clergé et de la Finance. Et c’est aussi qu’ils confondent leurs vrais intérêts avec les intérêts des gens qui ne peuvent se sauver qu’en hasardant de tout perdre. (…)

Marquis de Ferrières à Mme de Ferrières, dans Marquis de Ferrières, Correspondance inédite 1789, 1790, 1791, publiée et annotée par Henri Carré (Paris: Librairie Armand Colin, 1932), p. 256.

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s