23 July 1790: the festival is over, but the holidays make Paris not suitable for children

Le nombre des fédérés venus ici de toutes les provinces diminue considérablement, et les plaisirs se ralentissent. Mais on ne perdra, j’espère, ni l’agréable souvenir des fêtes occasionnées par la confédération générale, ni les sentimens d’union, de fraternité, de patriotisme qu’elle a si heureusement excités. (…)

Ce matin, on a repris le travail sur l’ordre judiciaire ; et, après une longue discussion, l’Assemblée nationale a décrété que les juges des districts seront juges d’appel, les uns à l’égard des autres, selon les rapports qui seront déterminés entr’eux sur cet objet.

Je pense, ma chère amie, que tu feras mieux de garder ton fils pendant les vacances que de me l’envoyer. Toute espèce de surveillance sur ses actions me seroit impossible, et même je ne saurois à quoi l’occuper ; car, dans les vacances, les cours d’instruction publique sont interrompus ; les bibliothèques seront fermées, et même on n’entre pas dans le cabinet d’histoire naturelle. Il est, ton fils, dans une grande erreur, s’il pense qu’il pourra bien s’instruire par lui-même et sans le secours d’autrui. (…) Tu pourrois me l’envoyer pour le mettre à Paris dans une bonne pension : fais à cet égard ce que tu jugeras à propos. (…)

François Ménard de la Groye à son épouse, dans Correspondance (1789-1791) (Conseil Général de la Sarthe, 1989), p. 247-249.

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