16 June 1792: a deputies fight & an open letter to the king

(…) Il y a un événement nouveau qui fait frémir la nature : un député aristocrate a juré avoir inutilement provoqué Grangeneuve, l’a battu dans les couloirs de l’Assemblée. Grangeneuve est blessé, mais peu dangereusement. Le Sénat s’est réuni cette nuit pour prendre une détermination dans cette terrible affaire où il faut qu’il fasse une justice éclatante pour satisfaire le public indigné. Le nom du traître est Juneau. Il n’est connu que par ce crime. Nous sommes vraiment dans un crise dont je ne vois pas, sans effroi, le résultat. (…)

Lis avec attention, dans le Moniteur, la lettre de Roland au roi. Elle lui a valu sa disgrâce à la cour et va lui gagner l’admiration et l’estime de tout la France. Cet aveuglement des rois est bien le fléau de l’Humanité. (…)

Tous ces événements me rappellent ce beau vers de Racine :

De la chute des rois, funeste avant-coureur

et ces autres

Celui qui met un frein à la fureur des flots / Sait aussi des méchants arrêter les complots.

Rosalie Jullien à Marc-Antoine Julien fils à Londres, in « Les affaires d’État sont mes affaires de cœur » : lettres de Rosalie Jullien, une femme dans la Révolution, 1775-1810, présentées par Annie Duprat (Paris : Belin, 2016), p. 109-110.

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s