14 June 1790: “…le Français n’est pas fait pour la politique”

(…) Je vais tirer une copie du portrait de ta mère ; je la ferai monter sur une bonbonnière, et je te l’enverrai, ou te l’apporterai moi-même. Ce portrait n’est pas très ressemblant, mais on le corrigera. On imprime mon roman ; cela m’amuse ; car, à tout prendre, je mène une vie triste. L’Assemblée consume le temps que je pourrais donner, soit à l’exercice, soit à d’autres occupations de mon goût. Je sors de table à cinq heures. Toutes les têtes sont tellement engouées de la Révolution qu’on ne parle que de cela. C’est toujours : Assemblée, décrets, motions, adresses, nouvelles de province. Les idées les plus déraisonnables, les vues les plus minutieuses ; c’est un déraisonnement continuel ; le Français n’est pas fait pour la politique. (…)

Marquis de Ferrières à Mme de la Messelière, dans Marquis de Ferrières, Correspondance inédite 1789, 1790, 1791, publiée et annotée par H. Carré (Paris : Librairie Armand Colin, 1932), p. 204.

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