11 June 1793: joy about a Constitution that was never applied

Tu verras, dans Le Républicain que je viens de lire, tous les heureux effets du premier chapitre d’une bonne Constitution. La terre, altérée par six mois de sécheresse, n’ouvre pas son sein à une pluie douce et bienfaisante avec plus d’expansion. Mon ami, je ne puis te faire le tableau touchant de l’espoir et de la joie qui animent tout le peuple de cette grande cité et les vrais Républicains. Voilà la plus magnifique réponse faite aux départements par la patrie du Sénat si indigneusement (sic) calomniée et traitée, par les Girondins, d’anarchistes et de factieux. Je ne doute plus du triomphe de la vertu sur le vice, de la victoire d’un grand peuple sur les plus lâches et les plus perfides ennemis que l’univers ait montré au monde depuis que le monde existe. Encore quinze jours ou un mois, et la France entière éclairée par le soleil de la liberté qui ne brille dans tout son éclat qu’ici, parce que nous dissipons d’un souffle tous les nuages dont la perversité veut l’obscurcir. (…)

Rosalie Jullien à Marc-Antoine Julien fils à Tarbes, in « Les affaires d’État sont mes affaires de cœur » : lettres de Rosalie Jullien, une femme dans la Révolution, 1775-1810, présentées par Annie Duprat (Paris : Belin, 2016), p. 244-245.

 

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s