10 June 1791: a deputy and his kids

Ils sont bien aveuglés, ma chère amie, ceux qui se livrent encore au fol espoir d’une contre-révolution. Quiconque est de sang froid et se donne la peine d’observer en France la marche des événemenes, doit regarder celui-la [sic] comme impossible. (…) Aucune guerre intérieure ou extérieure ne pourroit rendre au ci-devant clergé, à la ci-devant noblesse, ce qu’ils ont perdu. Leur empire n’étoit fondé que sur l’opinion ; et cette opinion que des lois, dictées par la philosophie, a détruite [sic], ne se rétablira pas. (…)

Je ne crois pas, ma chère amie, que nous puissions terminer nos travaux avant le mois de septembre. Ce n’est qu’à l’époque où je deviendrai libre, que je souhaiterois de recevoir à Paris toi et tes enfans. Mais il paroît que tu n’as point envie de répondre à mon invitation. Si tu veux m’envoyer ton fils dès le 10 d’août, j’y consens, pourvu qu’il n’apporte aucun trouble à mes occupations et qu’il ne passe avec moi que deux heures, tout au plus, chaque jour. Du-reste, il pourra se promener avec Saint-Jean et le petit cousin. (…)

François Ménard de la Groye à son épouse, dans Correspondance (1789-1791) (Conseil Général de la Sarthe, 1989), p. 390.

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