15 May 1789: the third estate knows its force & its rights

(…) Je passe régulièrement quatre ou cinq heures par jour dans la salle des États-généraux où j’entends pérorer avec beaucoup d’éloquence ; mais nos dissertations n’ont point eu jusqu’à présent d’autre objet que la recherche des moyens les plus convenables pour réunir à nous les deux ordres du clergé et de noblesse qui s’en sont séparés, ou du moins, pour tenir sans eux les États-généraux. Je pense que nous ne tarderons guère à prendre un parti qui pourra devenir très funeste à nos adversaires s’ils persistent à se roidir [sic] contre le voeu général et même unanime du tiers-état qui connoît sa force et ses droits. Je fais lire au père préfet [De Las] les discours prononcés par le roi, par M. le garde-des-Sceaux et par M. Necker : il en pourra juger. Au-reste, il est très vrai que M. le directeur général des Finances nous a fait regarder comme certaine la suppression prochaine des francs-fiefs. (…)

François Ménard de la Groye à son épouse, dans Correspondance (1789-1791) (Conseil Général de la Sarthe, 1989), p. 23-24.

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