9 May 1793: who should go to the Vendée?

…jeudi…

Notre ciel s’éclaircit tant soit peu. Nos riches qui s’étaient portés aux sections en avaient mis plus d’une sens dessus dessous, en véritable état de contre-révolution. Le peuple avait prononcé qu’il ne partirait pas pour la Vendée si les jeunes gens de famille ne marchaient avec eux ; ceux-ci clercs de procureurs, de notaires, garçons de bureaux et de boutiques avaient juré de leur côté qu’il fallait que les gens mariés les suivissent ou qu’ils ne bougeraient. De ce trio, mal d’accord, la discorde faisait son profit. Les femmes pleuraient. Les aristocrates faisaient rage et le bon sens populaire triomphe de tout. Les proclamations solennelles de plusieurs sections que j’ai entendues ont décidé qu’il n’y avait que les personnes de bonne volonté qui méritassent de servir la patrie… (…)

Rosalie Jullien à Marc-Antoine Jullien fils à Tarbes, dans « Les affaires d’État sont mes affaires de cœur » : lettres de Rosalie Jullien, une femme dans la Révolution, 1775-1810, présentées par Annie Duprat (Paris : Belin, 2016), p. 229-230.

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