18 April 1793: the persecution of Marat

(…) Marat attend qu’on lui signifie son décret d’accusation pour se présenter au Tribunal révolutionnaire. Il n’est ni trop soutenu, ni abandonné par le peuple. On attend et l’on compte sur la justice. Cet homme extraordinaire, dont le plus grand tort est d’avoir trop raison, est tellement calomnié dans les départements que j’ai peur qu’il ne fasse du mal à cette Montagne sur laquelle siègent tous les vrais amis et les plus chauds défenseurs de la République. C’est le fou du patriotisme. Son coeur est pur[,] mais sa tête est trop exaltée. Il faut de la sagesse et de la mesure pour ne pas prêter le flanc à ses ennemis pour être le digne soutien de ses amis. Dis-moi un peu la sensation que fait, là où tu es, cette persécution. Marat écrit tous les jours et son journal est fort accueilli. (…)

Rosalie Jullien à Marc-Antoine Jullien fils à Tarbes, dans « Les affaires d’État sont mes affaires de cœur » : lettres de Rosalie Jullien, une femme dans la Révolution, 1775-1810, présentées par Annie Duprat (Paris : Belin, 2016), p. 225.

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