16 April 1793: “Parlons politique…”

(…) Parlons politique, si les vertus sont soeurs, les vices sont frères, nous en avons de terribles exemples : Gensonné, Guadet, Vergniaud, Buzot, Brissot, Barbaroux, je vous dénonce la France entière comme les fléaux de l’Humanité. Notre salut est dans la Convention et ces gens n’y font que semer le trouble et la discorde. On ne devrait s’occuper que de la Patrie, ils ne voient qu’eux, ne parle que d’eux ou tiennent langage de ci-devant cour de Dumoriez et tous les traîtres. Les tribunaux sont soudoyés, les Jacobins sont enragés, les Sociétés populaires sont folles, les sections ont le diable au corps et tout Paris a la tête perdue parce qu’il ne se laisse pas précipiter dans l’abîme royaliste creusé par Gensonné, Guadet, Vergniaud. Dumoriez qui a jeté le masque trot tôt pour eux, ne dit-il pas: “Je viendrai avec mon armée soutenir la partie saine du Sénat et renverser la Montagne”? (…)

Paris est parfaitement tranquille, je te le répète pour te faire admirer la sagesse du peuple qui rougit et mugit contre tous les traîtres découverts et à découvrir. On a guillotiné, hier, Blanchelande, gouverneur dans nos îles et fauteur de tous les crimes du despotisme. Il a opéré une contre-révolution, dans le temps, qui a fait couler, à flots, le sang des Noirs et des patriotes. (…)

Rosalie Jullien à Marc-Antoine Jullien fils à Tarbes, dans « Les affaires d’État sont mes affaires de cœur » : lettres de Rosalie Jullien, une femme dans la Révolution, 1775-1810, présentées par Annie Duprat (Paris : Belin, 2016), p. 224-225.

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