8 April 1794: issues faced by the Convention & the Committee of Public Safety

(…) Nous avons été si cruellement, depuis quatre ans, joués et trompés qu’il nous est permis d’être soupçonneux. (…) Le gouvernement révolutionnaire a besoin d’ensemble et d’énergie, il n’est plus permis de louvoyer treize mois en activité. L’ouverture d’une campagne, un début de guerre civile, des ennemis dans l’intérieur chamarrés de couleurs nationales et affublés du pantalon et du bonnet rouge, une puissance disséminée et agissant en sens contraire, le glaive de la loi frappant les aristocrates par la main des patriotes et frappant les patriotes par la main des aristocrates, ce qui s’est vu dans plus d’un département. Tous ces maux, mon bon ami, nécessitaient de la Convention et du Comité de salut public les grandes mesures qu’ils ont prises. Robespierre, par quatre années de travaux civiques et par la pratique sévère des vertus républicaines, a acquis tant de considération et de confiance qu’il en est trop honoré. Ses divers écrits que nous t’avons fait passer te doivent instruire de son éloquence moyenne. Billaud de Varenne, Couthon, Lindet, Saint-Just, Collot et les autres doivent garantir à l’univers que la Liberté triomphera de tout. (…)

Rosalie Jullien à Marc-Antoine Jullien fils à Bordeaux, dans « Les affaires d’État sont mes affaires de cœur » : lettres de Rosalie Jullien, une femme dans la Révolution, 1775-1810, présentées par Annie Duprat (Paris : Belin, 2016), p. 289-290.

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