28 March 1790: the King tries to prevent insurrections

(…) J’ai été deux jours à Versailles pour m’y reposer. Le changement d’air m’y a éprouvé, et j’en suis revenu aussi fatigué que je l’étois en partant d’ici. En  mon absence, jai été élu l’un des premiers adjoints qu’il a fallu donner au Comité des rapports, formé du limon que l’on pétrit aux Jacobins, malgré ma sortie contre le Comité, lors de  mon opinion dans l’affaire du prévôt ; d’où je conclus que les désagrémens qu’on donne pour motif à mon retour dans la province tomberont bientôt, d’autant que je n’ai eu dans l’Assemblée aucun désagrément particulier ; je n’en ai eu d’autres que ceux que j’ai dû naturellement partager avec ceux qui n’ont cessé de s’acquitter de leur devoir autant qu’il a été en leur pouvoir. L’Assemblée m’a même donné une autre preuve de sa confiance, en  me portant pour suppléant aux 12 commissaires  nommés pour traiter de la vente des biens ecclésiastiques…

Le Roy et la famille royale ont été au faubourg Saint-Antoine moins par curiosité pour la manufacture des glaces, que pour prévenir par leur présence les insurrections qu’on y fomente.

M. Feydel à M. Filsac, dans Pierre de Vaissière, Lettres d’« aristocrates ». La Révolution racontée par des correspondances privées. 1789-1794 (Paris, 1907), p. 186-187.

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