26 March 1793: war everywhere

(…) Paris, Monsieur, est dans une situation effrayante, et je crains qu’on n’y excite des troubles encore. On affecte d’y répandre qu’on va encore exiger des nouveaux recrutemens, et par là on excite des mécontentemens. Ce pays-ci est bien agité de tous les sens. Les divisions de l’Assemblée semblent augmenter au lieu de se calmer. L’évacuation subite de la Hollande, celle du Brabant que l’on craint et les nombreux rassemblemens et chocs dont on parle sur les bords de la Loire-Inférieure, tout cela n’est pas rassurant, et nos pertes considérables d’hommes font partir les recrues avec un sentiment profond de tristesse qui est inquiétant.  Mon Dieu qu’il est effrayant d’avoir la guerre avec toute l’Europe et de voir la guerre civile commencer dans le sein de son pays ! (…)

PS. — M. Dumouriez évacue la Belgique, et nos armées, déjà à Bruxelles, se retirent et gagnent nos frontières. Voilà les nouvelles envoyées hier à l’Assemblée par le ministre. Celles de l’intérieur sont un commencement de guerre civile et des massacres de citoyens et de frères dans le Bas-Poitou et dans la Bretagne. (…) Pauvre malheureuse France ! . .

M. Fougeret à M. Lecoy de la Marche, dans Pierre de Vaissière, Lettres d’« aristocrates ». La Révolution racontée par des correspondances privées. 1789-1794 (Paris, 1907), p. 439-440.

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