9 March 1790 : “l’affaire de Marseille” in the Assembly

(…) L’abbé Maury, le comte de Mirabeau ont successivement parlé de cette question [“l’affaire de Marseille” – AE], tous deux avec la passion, la violence qu’on leur connaît : je n’ai vu dans l’un d’eux que l’avocat de M. de  Bournissac, dans l’autre que l’avocat des accusés, et pas un législateur. L’abbé Maury secoue tant qu’il peut le flambeau de la guerre civile ; il ne parle pour exciter, et je ne crois pas qu’il y ait un de ses discours où il n’excite à l’insurrection. Cette affaire est fâcheuse ; il serait à désirer qu’elle fût assoupie. Malgré la violence de la haine de M. de Mirabeau, je ne crois pas M. de Bournissac aussi coupable qu’il le dit ; je crois qu’il a abusé de son autorité, qu’enivré de sa place, il a trouvé beau de décréter, de rendre des arrêts de prise de corps ; je sais toute l’horreur que doivent inspirer les juridictions prévôtales ; mais enfin M. de Bournissac n’a pas contrevenu aux lois, du moins cela ne me paraît pas prouvé. (…)

Journal d’Adrien Duquesnoy, député du Tiers état de Bar-le-Duc, sur l’Assemblée constituante : 3 mai 1789-3 avril 1790, t. 2 (Paris, 1894), p. 453.

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