28 February 1791: Vincennes as a “new Bastille”

Je suis ton journaliste,  ma petite amie. (…)

Hier, l’Assemblée a été très tumultueuse. Tout le côté droit a levé le siège et est sorti, ce qui a fait remettre l’ajournement à mercredi. Le parti d’Orléans est aux abois et voudroit toujours causer une émeute pour détruire la famille royale. Hier, les deux faubourgs Saint-Antoine et Saint-Marceau ont été pour détruire le donjon de Vincennes. Il semble que le projet étoit d’attirer les troupes de ce côté et de surprendre les Tuileries. Mais on les a partagées, toutes les portes des Tuileries ont été fermées et plus de six mille hommes distribués dans les dehors pour la défense. On n’a rien pu tenter. Un autre corps est allé à Vincennes, a dissipé cette canaille, dont on a ramené 40 prisonniers. On pourroit les interroger et fournir un corps de preuves contre cette faction. Mais le fera-t-on ?

Tu entendras dire qu’on a arrêté chez le Roy un chevalier de Saint-Louis, avec un poignard caché dans sa manclie, qui vouloit assassiner le Roy. Cela n’est pas vrai, quoiqu’on le crie dans les rues et qu’on dise au peuple que ce sont les aristocrates. (…)

Le Marquis de Mesmon à sa femme, dans Pierre de Vaissière, Lettres d’« aristocrates ». La Révolution racontée par des correspondances privées. 1789-1794 (Paris, 1907), p. 270-271.

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