9 February 1790: Favras & Paris “en bonnet de nuit”

L’affaire de M. de Favras est remise à un plus amplement informé. Il y a des témoins de considération à entendre, entre autres M. le comte de Mirabeau, M. de la Châtre et M. Foucault. Soit qu’il se sauve ou qu’il y passe, je doute très fort que nous soyons jamais payés de M. de Cormeré…

Le Roy est venu à l’Assemblée, où il a fait un discours superbe, car on ne fait plus que cela. Comme il ne sort pas de Paris, on n’en est guère plus rassuré. Paris est d’ailleurs en bonnet de nuit. Point de bals. Chacun vit chez soi. On a même décidé qu’il n’y auroit point de concert. Quant à moi, plein du désir de terminer mes affaires, je ne m’aperçois de l’absence des plaisirs que par celle de mes amis.

Le comte de Seneffe à la comtesse de Gontroeuil (à Luxembourg),  dans Pierre de Vaissière, Lettres d’« aristocrates ». La Révolution racontée par des correspondances privées. 1789-1794 (Paris, 1907), p. 166.

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