7 February 1792: critical conjectures

Monsieur, j’ai reçu votre dernière du 4e, et je crois, ainsi que vous, que la propagande jacobine et brabançonne n’aura pas beau jeu. Ces messieurs le savent bien ; ils jouent de leur reste et risquent le va-tout. Ce sont des scélérats qui, si on n’y mettoit bon ordre, renverseroient et détruiroient tout, parce qu’il n’y a rien de sacré pour eux. Mais chacun aura son tour, et j’espère que les honnêtes gens ne seront pas toujours dupes et victimes des fripons. Il y a un terme à tout. D’ailleurs, la canaille ne sait ni amasser, ni conserver ; tout périt entre leurs mains…

On s’accorde assez généralement à croire que nous n’aurons pas la guerre et que tout s’arrangera. Je crois qu’il y aura bien de la difficulté. Tout le monde n’est pas d’accord et ne pense pas de même ; mais je vois clairement et je présume que la Révolution ne peut tenir, qu’elle perd tous les jours de ses partisans et qu’au premier mouvement beaucoup se rangeront du bon côté.

(…)

De Lefebvre d’Acy à Vanlerberghe, dans Pierre de Vaissière, Lettres d’« aristocrates ». La Révolution racontée par des correspondances privées. 1789-1794 (Paris, 1907), p. 450-451.

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