3 February 1791: ‘J’étois bien sûre que l’ouvrage de Burke vous plairoit’

… Nous partirons pour les eaux à la fin de mai ou les premiers jours de juin. Nous irons en Suisse ou en Savoie. Vous voyez que ce ne seroit pas la peine d’aller à Saint-Quentin, pour y rester si peu de temps. Peut-être mon mari ira-t-il pour ses affaires ; mais pour moi, je suis décidée à rester ici, pour éviter de la fatigue et de la dépense et arranger ma nouvelle habitation…

J’ai envoyé chez le libraire, où j’avois eu la véritable édition de l’ouvrage de M. Mounier. Elle est épuisée. On ma fait dire que, dans quelques jours, il y en auroit une autre. Je vais tâcher de vous envoyer une brochure de M. Malouet. J’étois bien sûre que l’ouvrage de Burke vous plairoit. On a bien travaillé le peuple depuis quelque temps. Aussi, on n’est rien moins que tranquille ici. Les affreux libelles qu’on ne cesse de répandre font craindre les dernières horreurs ! Mesdames ont voulu s éloigner. Elles ont, disent toutes les feuilles, la liberté de rester…

Mme de Vatre à M. de Givry, dans Pierre de Vaissière, Lettres d’« aristocrates ». La Révolution racontée par des correspondances privées. 1789-1794 (Paris, 1907), p. 220.

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