12 January 1790: Brittany is resisting, a scoundrel is arrested

Je ne puis mieux vous prouver, ma chère amie, tout le plaisir que  me fait votre lettre, qu’en y répondant au moment même que je la reçois… Je soupe ce soir chez Mme Talon et lui donnerai de vos nouvelles.

Celles de ce pays seroient longues à écrire, s’il falloit y détailler les opérations de l’Assemblée nationale. Le parlement de Bretagne a comparu hier à l’Assemblée ; ils ont soutenu un système absolument opposé à celui actuellement existant ; l’affaire a été ajournée, et hier ils ont été déclarés incapables de posséder aucune charge ni emploi qu’ils n’aient prêté serment à la nation.

On a arrêté un M. de Favras, frère de Cormeré, pour avoir fait des enrôlemens secrets. Son affaire prend la plus mauvaise tournure. C’est un pendart [pendard – A.E.] dont on fera un pendu. Le peuple demande hautement sa tète et s’est assemblé hier sous sa prison ; 200 soldats engagés par lui et faisant partie de la troupe nationale soldée ont été ce matin dépouillés de leurs habits et conduits au dépôt de Saint-Denis…

Le comte de Seneffe à la comtesse de Gontroeuil,  dans Pierre de Vaissière, Lettres d’« aristocrates ». La Révolution racontée par des correspondances privées. 1789-1794 (Paris, 1907), p. 164-165.

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