2 January 1790: private virtues & public quarrels

Peu de séances ont été moins intéressantes et moins en ordre de délibération que celle de ce matin. (…)

Le président a rendu compte des députations qui avaient été faites au Roi et à la Reine. La Reine avait deux enfants à ses côtés, et, lorsque le président lui a dit que l’Assemblée l’avait chargé de voir M. le Dauphin, elle a répondu : Mon fils n’a pas d’autre chambre que la mienne. Peut-être un jour les rois apprendront-ils que le vrai moyen d’être heureux, c’est d’avoir des vertus privées, et l’on ne croira pas alors que ce soit une calamité horrible qu’un fils demeure avec sa mère.

(…)

L’ordre du jour devait ramener la discussion sur les pensions. (…)

M. Lebrun, membre du comité des finances, et l’un des hommes les plus spirituels de l’Assemblée, avait préparé pour un plan de finance un préambule extrêmement joli et plein d’esprit. Le marquis de Montesquiou [sic – AE] lui avait proposé de le lui céder. M. Lebrun s’est refusé à cet arrangement : de là une grande querelle entre eux. Il est étonnant qu’on songe à mettre de l’esprit et de l’agrément dans un travail de finance. (…)

Journal d’Adrien Duquesnoy, député du Tiers état de Bar-le-Duc, sur l’Assemblée constituante : 3 mai 1789-3 avril 1790, t. 2 (Paris, 1894), p. 240-242.

Image: Marie-Antoinette présente son fils au public dans une salle de spectacle

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