31 December 1789: National Assembly’s discussion on pensions interrupted

(…) Cette délibération a été interrompue pour l’arrivée des dames de la halle, qui ont demandé d’être admises à faire un compliment de nouvelle année, comme elles en font un tous les ans un Roi et la Reine. Elles ont été introduites, et, dans un discours extrêmement court, on a remarqué cette phrase fort plaisante: Nos enfants, en vous voyant, vous appelleront leurs pères. La réponse du président a été faite avec une grande sagesse ; elle annonce que l’Assemblée s’occupe sans relâche du bonheur des classes les plus indigentes du peuple, mais que, pour mettre fin à sas travaux, il faut du calme et de la paix : il les exhorte à répandre ces sentiments et à les maintenir dans leurs familles.

L’abbé de Montesquieu était, quand elles sont entrées, à la tribune pour parler des pensions : il a saisi cette occasion avec beaucoup d’esprit pour dire qu’il sentait bien qu’au moment où l’Assemblée s’occupait à soulager les classes malheureuses du peuple, et où la présence de quelques individus de cette classe augmentait encore l’intérêt qu’elle inspire, on ne pouvait pas espérer une grande faveur en parlant des pensions, mais puisque, avant tout, l’Assemblée voulait être juste et que tous les citoyens étaient égaux, on l’écouterait sans doute avec indulgence quand il parlerait des pensionnaires.

Journal d’Adrien Duquesnoy, député du Tiers état de Bar-le-Duc, sur l’Assemblée constituante : 3 mai 1789-3 avril 1790, t. 2 (Paris, 1894), p. 236-237.

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