28 December 1789: marquis de Favras’s conspiracy & judicial reform

(…) Vous devez déjà savoir qu’il y eu un nouveau complot qui, disait-on; avait être exécuté le 25 contre MM. Bailli, Lafayette, etc. : aussi la nuit du 24 au 25 toutes les ruës [sic] furent illuminées. Nous allâmes, M. Delattre et moi, à la messe de minuit ; tout était tranquille : mais la capture était faite sans que nous en sussions rien : nous ne l’avons appris que hier lorsque nous fûmes à dîner chez M. le marquis d’Esquelbecq, où l’on nous lut le discours que Monsieur avait prononcé samedi soir à la ville. Ce même discours a été lu aujourd’hui à l’Assemblée et il sera inséré dans le Procès-verbal, par conséquent encore dans les journaux. Vous ne devriez donc pas être surpris si vos magistrateures [sic – AE] comptaient encore sur une contre-révolution. Je ne suis pas non plus surpris de ce qu’il disent et écrivent de près et de loin : mais cependant ils doivent perdre courage et c’est le désespoir qui leur faire [fait? – AE] dire des sottises contre le Comité, et comme vous dites contre moi. C’est la rage qui leur fait dire que les magistrats choisis par le peuple ne peuvent être ni capables ni respectables : je sais qu’autrefois ils disaient la même chose, lorsqu’ils se crurent trouver sur le bord de la fosse.

Lettres de François-Joseph Bouchette (1735-1810), Avocat à Bergues, Membre de l’Assemblée Nationale Constituante, publiées avec avec une intr. et des notes par le Chanoine Camille Looten (Paris, 1909), p. 301-302.

Image: François-Joseph Bouchette

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