25 October 1789: Servants & Grains

Paris…

Je te renverrai La Jeunesse pour deux raisons: la première, c’est qu’il n’apprendrait jamais, du moins de sitôt, les rues, surtout en hiver ; la seconde c’est que si tu viens à Paris, comme je l’espère, ayant déjà fait le voyage, il sera plus au fait, et te sera utile, pendant la route. Il ne serait pas possible que tu vinsses avec Salade ; il ne serait bon à rien à Paris. Tu laisseras Salade à Marsay où ta fille s’en servira, si elle veut.

Je n’entre dans aucun détail parce que je t’écrirai demain par la poste ; mais continue à vendre du blé. Comme tu le remarques, très sagement, il suffit de garder une ample provision, et surtout pour nos pauvres. Cette misérable ville est toujours sur le point de manquer de grain ; voilà ce qui m’inquiète, car, sans le défaut de subsistances, tout serait tranquille ici ; mais des scélérats malintentionnés font jouer de détestables ressorts, et je n’en sais pas trop les motifs.

Lettre du marquis de Ferrières à Madame de Ferrières, dans Marquis de Ferrières, Correspondance inédite : 1789, 1790, 1791, publ. et annotée par Henri Carré (Paris, 1932), p. 186.

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